La condition de clandestinité peut concerner deux problèmes différents, mais très liés entre eux : le trafic de clandestins, c’est-à-dire la traversée des frontières sans respecter les conditions prévues dans la loi, et la traite des êtres humains, qui consiste dans la réduction ou dans le maintien des personnes – normalement clandestins – dans un état d’assujettissement continué. L’organisation de ces activités par des groupes internationaux est particulièrement important du point de vue criminel. Pour cette raison, la communauté internationale a adopté des instruments communs pour lutter contre le crime organisé. Dans le système italien, la fonction de répression de ces phénomènes est attribuée à des règles spécifiques. En particulier, l’article 601 du code pénal punit ceux qui font la traite des personnes ; et l’article 12 du texte unique sur l’immigration punit ceux qui permettent l’entrée irrégulière des étrangers dans le territoire de l’Etat. Même s’il semble que le législateur ait voulu protéger dans le code pénal et dans le texte unique les personnes qui sont objet de la traite et de la traversée des frontières, on considère les premiers comme des victimes et on chasse ceux qui s’introduisent dans le territoire de l’Etat sans respecter la loi. Le clandestin dans ce cas commet seulement un illicite administratif. Il faut établir s’il est possible distinguer en concrète la condition de celui qui négocie la propre entrée illicite de la condition de celui qui subit le transport en condition de sujétion. L’ambiguïté de ces règles est évidente lorsque les clandestins commettent un crime, parce qu’ils peuvent être chassés immédiatement au lieu d’être punis si le crime n’est pas grave. La façon d’affronter le problème des clandestins est influencée aujourd’hui par la globalisation, surtout économique, par la perte d’importance de la souveraineté nationale, par l’exigence d’adopter des stratégies communes pour résoudre les problèmes du monde entier.

The condition of clandestineness may concern two problems, different but strictly linked: smuggling of emigrants, that is borders cross without legal requirements, and trafficking of human beings, that consists in reduction or maintenance of people – who are normally clandestine – in a continuative subjection condition. It’s particularly important the organizational dimension of these activities, realized principally by group characterized of a transnational structure. The consciousness of this dimension has forced international community in adopting common instruments of contrast of organised crime. In the Italian system, the repressive function of these phenomena is given to some rules. Specifically, to article 601 of penal code, where punishment of people who traffic human beings is provided; and to article 12 of consolidation act concerning immigration, where punishment of people who let the illegal enter of foreigners in national territory is provided. Even though it seems that, both in code penal and in consolidation act, the legislator wanted to protect people trafficked and smuggled, only trafficked people are considered as victims, whereas the clandestine people are authors of an administrative offence and must be expulsed. It’s important to understand if it’s possible to distinguish concretely the behaviour of the person who negotiates his illegal enter in another State from that of the person who is obliged to bear it in subjection condition. The ambiguity in the way of treating clandestine people is more evident when they commit crimes, because, if the offence is not serious, they may be immediately expulsed instead of imprisoned. The way in which a State decide to treat foreigners, even if clandestine, must be put in relation, nowadays, with globalization, specially economical, with the lack of significance of national sovereignty, with the need of using common strategies to face world wide problems.

La condizione di clandestinità può riguardare due problematiche diverse, ma strettamente connesse: il c.d. traffico di migranti, cioè il passaggio delle frontiere in assenza dei requisiti prescritti nella legge, e la c.d. tratta degli esseri umani, consistente nella riduzione e nel mantenimento di persone – normalmente clandestini – in uno stato di soggezione continuativa. Di particolare rilevanza criminale è la dimensione organizzativa di queste attività, realizzate principalmente da gruppi con una struttura transnazionale. La consapevolezza di questa dimensione ha spinto la comunità internazionale ad adottare degli strumenti comuni di contrasto del crimine organizzato. Nel sistema italiano, la funzione repressiva di questi fenomeni è affidata ad alcune norme. In particolare, all’art. 601 c.p., in cui è prevista la punizione di chi effettua la tratta delle persone; ed all’art. 12 del testo unico sull’immigrazione, in cui è prevista la punizione di chi favorisce l’ingresso irregolare di stranieri nel territorio dello Stato. Malgrado, però, sia nel codice penale che nel testo unico sembra che il legislatore abbia voluto tutelare le persone oggetto della tratta e dell’attraversamento illegale delle frontiere, i soggetti passivi del delitto di tratta sono considerati vittime, mentre chi si reca nel territorio dello Stato in violazione delle norme di legge commette un illecito amministrativo e va espulso. Occorre chiedersi, in particolare, se è distinguibile, in concreto, il comportamento di chi contratta il proprio ingresso illegale in altro Stato da quello di chi lo subisce in condizione di soggezione. L’ambiguità nel modo di trattare gli stranieri clandestini si fa più evidente quando essi commettono dei reati, perché sono passibili, nei casi di illeciti di minore entità, dell’espulsione immediata in luogo della pena. Il modo in cui lo Stato decide di trattare gli stranieri, anche clandestini, va oggi considerato in relazione al fenomeno della globalizzazione, soprattutto economica, della perdita di rilevanza della sovranità nazionale, dell’esigenza di predisporre strategie comuni per affrontare i problemi della comunità mondiale.

La condizione soggettiva dello straniero clandestino vittima del traffico di esseri umani

LANZA, Enrico
2005

Abstract

La condition de clandestinité peut concerner deux problèmes différents, mais très liés entre eux : le trafic de clandestins, c’est-à-dire la traversée des frontières sans respecter les conditions prévues dans la loi, et la traite des êtres humains, qui consiste dans la réduction ou dans le maintien des personnes – normalement clandestins – dans un état d’assujettissement continué. L’organisation de ces activités par des groupes internationaux est particulièrement important du point de vue criminel. Pour cette raison, la communauté internationale a adopté des instruments communs pour lutter contre le crime organisé. Dans le système italien, la fonction de répression de ces phénomènes est attribuée à des règles spécifiques. En particulier, l’article 601 du code pénal punit ceux qui font la traite des personnes ; et l’article 12 du texte unique sur l’immigration punit ceux qui permettent l’entrée irrégulière des étrangers dans le territoire de l’Etat. Même s’il semble que le législateur ait voulu protéger dans le code pénal et dans le texte unique les personnes qui sont objet de la traite et de la traversée des frontières, on considère les premiers comme des victimes et on chasse ceux qui s’introduisent dans le territoire de l’Etat sans respecter la loi. Le clandestin dans ce cas commet seulement un illicite administratif. Il faut établir s’il est possible distinguer en concrète la condition de celui qui négocie la propre entrée illicite de la condition de celui qui subit le transport en condition de sujétion. L’ambiguïté de ces règles est évidente lorsque les clandestins commettent un crime, parce qu’ils peuvent être chassés immédiatement au lieu d’être punis si le crime n’est pas grave. La façon d’affronter le problème des clandestins est influencée aujourd’hui par la globalisation, surtout économique, par la perte d’importance de la souveraineté nationale, par l’exigence d’adopter des stratégies communes pour résoudre les problèmes du monde entier.
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Utilizza questo identificativo per citare o creare un link a questo documento: http://hdl.handle.net/20.500.11769/25773
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