Mise à jour sur la prise en charge pharmacologique des dysfonctionnements sexuels féminins. / Update on pharmacological management of female sexual dysfunctions

Caruso S;
2019

Résumé Il n’y a pas de médicament approuvé pour le traitement des dysfonctionnements sexuels féminins (DSF) les plus courants. En réponse à une demande croissante de traitements pour les DSF, plusieurs médicaments sont en cours de développement et d’essai. Seule la flibanstérine a été commercialisée, mais elle n’a été étudiée que chez des femmes non ménopausées ayant une relation de longue durée, un trouble du désir sexuel hypoactif (TDSH) acquis ou généralisé. Cependant, bien que le mécanisme biochimique soit théoriquement efficace, en pratique clinique les résultats sont plutôt modestes et n’ont pas été équivalents aux tests de laboratoire, peut-être en raison de la multiplicité des facteurs affectant le désir sexuel. Les femmes dont les symptômes de manque de désir sexuel sont liés à des récepteurs relativement insensibles aux signaux sexuels peuvent être améliorées par de la testostérone associée à un inhibiteur de la phosphodiesterase5 (IPDE5). Enfin, les mécanismes d’inhibition sexuelle imputables à l’hyperprolactinémie peuvent être traités par des médicaments dopaminergiques. L’apomorphine est un agoniste dopaminergique non sélectif censé améliorer la réponse aux stimuli sexuels. D’autre part, il est intéressant de noter que chez les femmes qui suivent une thérapie psychosexuelle sans traitement médicamenteux pour un manque d’intérêt et d’excitation sexuelle, les troubles centraux liés aux neurosteroïde peuvent s’améliorer ; ainsi la modification des conditions psychosociales et relationnelles peuvent induire à une accumulation d’androgènes et estrogènes dans le système nerveux central. Lorsque les troubles de l’excitation sexuelle sont dépendants de problèmes périphériques, comme une sécheresse vaginale, une douleur pelvienne chronique ou une dyspareunie, des thérapies pharmacologiques spécifiques peuvent être adoptées. On s’intéresse de plus en plus à l’ocytocine (OCT), un neuropeptide qui facilite l’excitation sexuelle et l’orgasme. Le rôle crucial joué par l’OCT dans la sexualité, la reproduction et les liens affectifs ouvre la voie à une recherche biopsychoso-ciale multidimensionnelle sur les problèmes sexuels et relationnels. Les femmes ménopauséessouffrant d’atrophie vulvaire et vaginale, peuvent bénéficier de l’ospemifene. La déhydroépian-drostérone (DHEA) intravaginale s’est montrée prometteuse dans le traitement de l’atrophievaginale des femmes ménopausées sans pour autant augmenter les taux d’hormones systé-miques, et pourrait aussi améliorer le désir. En conclusion, bien que les données probantesappuient une approche biopsychosociale intégrée du traitement des DSF, les facteurs biolo-giques et psychologiques en sont trop souvent séparés artificiellement dans la pratique clinique.Les cliniciens habitués à pratiquer une approche intégrative pour traiter les difficultés sexuellespeuvent avoir recours à certains médicaments qui sont en dehors de l’AMM.© 2019 Publi´e par Elsevier Masson SAS.
sexuelles féminines ; Traitements pharmacologiques ; Trouble du désir sexuel hypoactif ; IPDE5
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Utilizza questo identificativo per citare o creare un link a questo documento: http://hdl.handle.net/20.500.11769/360840
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